Au Bénin, l’agriculture qui est le principal contributeur au PIB et emploie environ 70% de la main-d’œuvre, se développe au prix de la déforestation et de la dégradation des terres. Elle constitue, aux côtés de la foresterie, un secteur d’activité socioéconomique crucial, tant en termes d’emploi que d’occupation des terres rurales. De plus, l’importance accordée à l’utilisation des engrais et les pesticides dans l’agriculture béninoise favorisent la dégradation des terres et des ressources naturelles, la pollution des ressources en eau, la perte de la diversité biologique et le faible rendement agricole. Ce faible rendement est à la base de la persistance de la pauvreté, de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition, du faible accès des familles aux services de santé, de l’éducation, etc.
Aussi, les agriculteurs sont confrontés à la rareté des pluies et subissent la perturbation des calendriers agricoles dues au changement climatique, rendant faible les rendements agricoles, et renforçant la pauvreté et la vulnérabilité des petits exploitants agricoles, en particulier les jeunes et les femmes. Les mareyeuses (celles qui valorisent les produits de la pêche) ne trouvent plus assez de ressources halieutiques, ce qui freine leurs activités et diminue leurs revenus.
Nos solutions sont de développer et exécuter la restauration de terres dégradées pour garantir aux communautés un accès durable à des terres fertiles. Notre approche consiste à renforcer la résilience et les capacités des producteurs sur des pratiques agricoles de type familial rentables et durables (agro-écologie, agroforesterie, apiculture, etc.).
Aussi, nous ne pouvons conserver la biodiversité et les ressources naturelles, et lutter contre le changement climatique si les communautés qui sont appelées à jouer un rôle de veille et de suivi n’ont des moyens de subsistance durable et des revenus dignes. C’est pourquoi nous rectifions le lien dynamique entre l’homme, la terre et les ressources naturelles, afin d’autonomiser les communautés locales et de restaurer l’économie locale.
